Très Haut Débit : un chantier de géant (7 avril 2011)


Eric_besson_reference Le déploiement de la fibre optique représente un enjeu industriel majeur pour notre pays, un levier pour la compétitivité de nos entreprises et un facteur essentiel d’aménagement de nos territoires et de développement de services innovants. Depuis 2008 et l’adoption du plan France numérique 2012, le déploiement du très haut débit est une priorité du gouvernement. (Eric BESSON)


Concernant le très haut débit mobile, le gouvernement va attribuer dans les prochains mois les licences de téléphonie mobile de quatrième génération. Ces licences prévoiront un objectif très ambitieux de couverture du territoire avec plus de 99 % de la population couverte par les opérateurs d’ici 15 ans. En outre, plus de 90% de la population de chaque département, y-compris les moins denses, devront aussi être couverts à cet horizon.

Concernant le très haut débit fixe, le président de la république a fixé l’objectif de 70% de la population couverte en très haut débit d’ici 2020 et 100% d’ici 2025. L’équipement en fibre optique de la France est un chantier de 25 milliards d’euros, qui va s’étaler sur une quinzaine d’années. Cela représente chaque année 1,7 milliards d’euros d’investissement et 1,7 millions de foyers à équiper. Pour accélérer ce chantier, le gouvernement agit sur trois leviers : - Un cadre règlementaire stable et incitatif au déploiement par les opérateurs. La France dispose d’un cadre règlementaire complet sur l’ensemble du territoire avec : La mise à disposition des infrastructures de génie civil de France Télécom qui permet de réduire les coûts de déploiement de 50 % à 80 % ; La mutualisation de la partie terminale du réseau qui conduit les opérateurs à partager entre 60 % et 90 % des coûts tout en préservant la concurrence. Les opérateurs se sont ainsi engagés à couvrir 60 % de la population en fibre optique dans les dix prochaines années. Cela représente un rythme moyen d’1 million de logements par an. - L’équipement des immeubles neufs en fibre optique par les promoteurs. Ce sont ainsi 400.000 à 500.000 logements qui seront équipés chaque année. - Enfin, un investissement public majeur dans les zones les moins denses du territoire pour éviter la formation d’une fracture numérique. Avec le programme national du très haut débit, le gouvernement consacre 2 milliards d’euros au déploiement de la fibre optique dans les zones rurales. Cela va compléter le rythme de déploiement avec plusieurs centaines de milliers de logements équipés chaque année, permettant ainsi d’atteindre les objectifs fixés par le président de la république.

La France est le premier pays européen en termes de foyers équipés en fibre optique, avec 1 million de logements raccordés en FttH et 4 millions de logements en très haut débit par câble (FffLA). En outre, 5 opérateurs nationaux déploient des réseaux de fibre optique et le rythme de croissance du marché de détail est de 70% par an. Il nous revient aujourd’hui d’accélérer ce déploiement et cette concurrence, afin que le France reste l’un des fers de lance du très haut débit dans le monde.

Monsieur Eric BESSON
Ministre de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie Numérique



Le numérique dans la politique des savoirs : de la craie à la souris

PROGRAMME : Très haut Débit : Un chantier de géant (7 Avril 2011)

 



Propos liminaires : 9:00 - 9:15

 


M. Eric BESSON, Ministre de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie Numérique

 


TR1 : Très Haut Débit : quels retours sur investissement ? 09h15 - 10h30
Animée par Pascal MINGUET, Journaliste-expert, The Media Hall Company

 

Le succès des ROIP ne se dément pas ; à la fin de l'année 2010, on comptait en France, plus d'une centaine de Réseaux Ouverts d'Initiative Publique (ROIP) en exploitation ou en construction. La mise en place de ces réseaux nécessite des investissements conséquents, que les collectivités ne peuvent assumer seules ; ainsi, à la fin de l'année 2010, le déploiement de ces réseaux représentait un investissement de près de 3 milliards d'euros dont près de la moitié provenait d'investisseurs privés. L'ARCEP note d'ailleurs l'effet de levier considérable des investissements publics sur celui issu des opérateurs privés.

Un paramètre décisif dans le choix d'une collectivité locale de mettre en place un réseau de THD sur son territoire, reste le retour sur investissement qu'elle peut en tirer. Cette donnée se doit d'être agrégée à plusieurs niveaux : optimisation du dynamisme et de l'attractivité du territoire maillé, tant du point de vue économique que démographique et tant du point de vue de la collectivité, que des entreprises et des utilisateurs finaux que sont les contribuables.


Patrick Vuitton Président de séance : M. Patrick VUITTON, Délégué Général de l'AVICCA - Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l'Audiovisuel



 

Intervenants :
- M. Michel SAPIN, Député de l'Indre, Maire d'Argenton-sur-Creuse, Ancien Ministre
- M. Cyril LUNEAU, Président - Directeur Général, SFR Collectivités
- M. Pascal EMOND, Directeur Commercial, Covage - M. Pierre ABBA, Chargé des participations numériques, Caisse des Dépôts et Consignations

 



TR2 : Quel avenir pour les programmes de financement du THD? 10h45 - 12h00
Animée par Pascal MINGUET, Journaliste-expert, The Media Hall Company

 

Quel bilan tirer de la mise en œuvre de ces programmes de financement ? Seront-ils suffisants pour atteindre les objectifs fixés? Quelles solutions alternatives ou complémentaires peuvent-elles émerger ?

Un des plus gros obstacles pour le déploiement de réseaux THD est la raréfaction de l'argent public. A cela, s'oppose la vision selon laquelle le THD n'est pas un coût mais un investissement d'avenir avec de multiples effets positifs sur l'économie et les industries comme le souligne le programme national très haut débit, lancé le 14 juin 2010 par François Fillon.


Maurey Président de séance
: M. Hervé MAUREY, Sénateur de l'Eure, auteur du rapport "Réussir le déploiement du Très Haut Débit : une nécessité pour la France" 





Intervenants :
- M. Robert STAKOWSKI, Directeur de projets, MAPPP - Mission d'Appui à la réalisation des contrats de Partenariats Public-Privé, Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
- M. Andres GAVIRA, Ingénieur principal, Direction des Projets, Banque Européenne d'Investissements
- M Jean-Jacques THIEBAULT, Président-Fondateur, Cabinet Strategic Scout
- M. Christian PAUL, Député de la Nièvre, Vice-Président du Conseil Régional de Bourgogne, Président de la Commission TIC de l'ARF - Assemblée des Régions de France


TR3 : Quel Internet pour après-demain? 12h00 - 13h15

Animée par Pascal MINGUET, Journaliste-expert, The Media Hall Company

 

De nombreuses interrogations se posent quant à l'avenir de l'Internet que nous connaissons aujourd'hui: comment permettre un accès équitable aux pays émergents ? comment prévenir l'effondrement des réseaux ? comment mettre en place des usages innovants sur des infrastructures qui ne les prévoyaient pas lors de leur création ?

L’Internet que nous connaissons aujourd'hui et que nous voyons se développer exponentiellement depuis quelques décennies pose désormais de nombreux problèmes aux experts quant à son développement futur. De nouvelles problématiques apparaissent, comme par exemple l'idée de congestion des réseaux qui semble inévitable et nécessite de la part des opérateurs et des constructeurs, d'adapter leurs infrastructures. En effet, plus les internautes se multiplient, plus les ramifications de la toile s'étoffent. Cette augmentation est pour l'instant tenable mais avec l'explosion des usages et du trafic, le risque d'effondrement des réseaux devient une réalité inquiétante pour les acteurs de l'internet. Ce risque est également issu de la mutation des méthodes de connexion (mobilité, portabilité notamment).

La neutralité du net est également un élément central de la réflexion des acteurs du web aujourd'hui. Cette notion plutôt récente peut se définir par l'exclusion de toute forme de discrimination à l'égard de la source, de la destination ou du contenu de l'information. Evidemment, l'infrastructure technique des réseaux est la première visée par les problématiques de net-neutralité.

Intervenants :
- M. Philippe DISTLER, Directeur général de l'IDATE - Institut De l'Audiovisuel et des Télécommunications en Europe
- Mme Gabrielle GAUTHEY, Vice Présidente, Membre du Comité Exécutif, Affaires Publiques et Gouvernementales, Alcatel-Lucent, vice-présidente de la FIEEC"
- M Yves GASSOT, Directeur général de l'IDATE - Institut De l'Audiovisuel et des Télécommunications en Europe
- M Pierre LOUETTE, Directeur Exécutif, Secrétariat Général et Opérateurs France, France Télécom-Orange
- M Jean-François FREMAUX, Directeur du Développement Marchés et Produits, Eutelsat

 

 



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